JEUDI 2 juillet

UK – indie rock
Au prime abord c’est d’un dialogue dont il s’agit, un trip entre une voix fascinante de culture et le free saxophone de quelqu’un qui n’aurait pas dépareillé dans Blackstar, ajoutez à ça quelques plages bruitistes et une rythmique de la mort, et vous aurez la nouvelle sensation venue du sud de Londres via son Yorkshire natal, la bande de Zac Lawrence, gamin pétri de littérature et plume de source sûre.
S’ils ont écouté The Fall et consorts ils n’en ont retenu que le meilleur, électricité et lyrisme, ils ont sans doute aussi entendu la démesure des Stranglers, voire les sons de quelques groupes contemporains de ce qui se faisait de mieux dans les années 80, cela ne les empêche pas de sonner furieusement «actuel», comme dirait un chef de comité d’écoute de la Radio Nova un lundi matin de cette époque du côté de la rue du Faubourg St Antoine.
En tournée dans toute l’Europe, il va sans dire que ça va faire le buzz, ils ont tout pour eux, le look, la force et la fibre des gens qui savent ce qu’ils jouent et de quoi ils parlent, leur album «Existence is Bliss» n’est que bonheur (son titre l’indique…) et puisque vous me tendez la perche, je dirai qu’il faut toujours laisser son adresse au dos du pli au cas où la lettre n’atteindrait pas son destinataire, ce qui n’arrivera pas ici, soyez en sûrs….
Oubliez donc un moment e-mails et textos, voici Deadletter, et ça va donner….
Texte écrit par Marc Minelli.

