SAMEDI 4 juillet

FRANCE – ROCK
Il fut un temps, les années 80 pour être précis, où être en studio ressemblait plus à un examen médical qu’autre chose, les musiciens enregistraient un par un, on commençait par la batterie…. Alors, certes, il y eut quelques réussites mais ne boudons pas notre plaisir que cette époque soit révolue. Max Baby l’a bien compris, rien ne remplace la spontanéité, les vrais instruments, la façon Neil Young de s’en servir, c’est à dire tous dans la même pièce et advienne que pourra.
Sa musique, elle vient d’instinct, comme celle de tous les gens qui privilégient les sentiments aux recettes inculquées de longue date, dictées par des impératifs commerciaux ou simplement un martial « c’est comme ça qu’on fait », son nom n’est pas un pseudonyme, son «sound» pas celui d’une intelligence artificielle mais la traduction du refus de la désillusion et de la chute.
Multi instrumentiste, son premier disque « Break » s’attarde sur l’importance des silences façon Miles Davis ou sur la chambre d’écho de Spector, en France il est reconnu pour la qualité de son travail, ses arrangements de synthés eighties et son talent de producteur. En solo il mélange le Rock alternatif et la pop expérimentale à base d’électronique. Dans l’idéal, c’est quelqu’un qui a compris que l’imperfection n’est pas un handicap mais un atout, qui ajoute à sa musique le côté organique qui fait défaut dans ce qu’on entend parfois .
Texte écrit par Marc Minelli.

